Une « Big » ensileuse pour s’adapter au contexte

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Une big ensileuse pour s'adapter au contexte
Depuis sa création en 1996, la Cuma des Hauts Bois a eu l’ensilage pour activité principale. Cette fois-ci, le rachat monte en puissance et il a fallu bien réfléchir pour satisfaire tout le monde.
En 2013, la Cuma achète sa troisième ensileuse, une NH FR 9040 de 424 ch qui permet de réaliser les 300 à 350 ha d’ensilage maïs et herbe sans soucis. Mais ces dernières années, les stratégies changent et parmi les 8 exploitations utilisatrices, la plus importante (le Gaec de DARDU) part sur la voie de la méthanisation. Un autre Gaec adhérent fait le même choix et voilà les cartes rebattues.
D’un côté, des structures de grande dimension, des silos adaptés aux gros débits et de l’autre des exploitations laitières en rythme de croisière et pour qui la qualité d’ensilage est primordiale.  Voilà la nouvelle équation que la Cuma doit résoudre.
Les premiers chiffres montrent que les uns ont besoin des autres si l’on veut à la fois, avoir une machine plus performante mais plus chère et rester dans des tarifs raisonnables.
La New Holland achetée en 2013 fonctionne bien et il est décidé de laisser passer un an après la mise en route du premier méthaniseur pour voir comment chacun va prendre ses marques. L’ensileuse Cuma est priorisée pour les éleveurs et les gros demandeurs s’en servent aussi et ont recours à des prestataires en complément.
Ce temps de réflexion a finalement permis de penser une organisation ou chacun pourra faire comme il l’entend. Un chauffeur est désigné pour les exploitations laitières avec « le silo qui commande » et sur les chantiers à vocation énergie, le Gaec de Dardu prend les commandes et peut s’il le souhaite pousser plus loin les performances.
La Cuma se structure autour de cette idée fin 2019, et engage une évolution importante pour 2020 avec l’achat d’une Krone Big X de 630 ch, 8 rangs.
Elle va devoir récolter plus de 300 ha de maïs, 100 à 150 ha de méteil et plus de 250 ha d’herbe
C’est un investissement de près de 320000 € qui nécessite un prêt sur 10 ans pour retomber sur les tarifs déjà en vigueur de 90 €/ha maïs hors carburant et chauffeur.
L’année de réflexion a donc permis d’aller vers un compromis gagnant-gagnant permettant de maîtriser le travail et les coûts et à la Cuma de s’affirmer comme un outil au service d’une agriculture en mouvement.

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