Les Cuma achètent des Moissonneuses...

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En Grand Est, le paysage est tranché, allant de zones d’élevage très marquées aux grandes plaines de Champagne. Les assolements, le parcellaire influent sur les choix techniques et stratégiques des Cuma en matière de moissonneuses. Par Eric AUBRY
 

Neuf ou occasion, faites vos choix

 

Contrairement à la majeure partie des outils achetés en Cuma, le choix du neuf pour une moissonneuse n’est pas toujours évident. Sur un parc de 116 machines dispersées sur la région, environ 40 % sont des achats d’occasion.

La diversité est grande, avec des tarifs d’achat au cheval pouvant aller de 120 à 500 €/ch. En zone d’élevage, les Cuma cherchent une machine moyenne, capable de préserver la paille et de conception simple. D’autres groupes en secteur intermédiaire font plutôt des choix économiques en privilégiant des machines de grosses capacités qui peuvent intervenir vite en tolérant un risque de panne sans compromettre la qualité de la récolte.

De deuxième main, ces machines ont plutôt entre 6 et 9 ans au moment de leur achat.

Elles ne présentent pas forcément un risque majeur pour encore 7 ans de plus si elles n’ont qu’une centaine d'heures à faire chaque été.

Depuis 3 ans, la tendance est devenue majoritaire pour l’achat d’occasion, en réaction probable à la difficulté de regrouper de fortes surfaces pour espérer rentabiliser du neuf.

Le choix du neuf se fait pour longtemps et les machines restent dans les Cuma, puisque l’âge moyen est de 7 ans et qu’il faudra souvent de 9 à 10 ans pour finir de payer les emprunts.

 

Quelques chiffres des achats récents en neuf:

Valeur achat HT : 253 570 €

Puissance : 424 ch soit 600 €/ch

Largeur de coupe : 7.8 m soit 54 ch/m

 

Des machines différentes selon les zones

 

A objectifs différents, modèles différents; voilà comment résumer la diversité de machines présentes sur la région. 

Avec près de 60 % du parc, la région Champagne Ardennes et notamment l’Aube concentre bon nombre de Cuma Moisson. On y trouve les puissances les plus élevées qui avoisinent les 400 ch en moyenne, alors qu’en Lorraine Alsace, la puissance n’est que de 320 ch.

On retrouve fréquemment dans ces zones de grandes plaines des machines de type “rotor axial”, des coupes assez larges, et un objectif de qualité de grain avant tout.

En zone de polyculture-élevage, le gabarit, le respect de la paille, la polyvalence sont plutôt les arguments mis en avant dans les choix.

A noter que la région Alsace compte moins de Cuma moisson, par le fait que le maïs grain y est présent et que “culturellement” ce sont les ETA qui sont souvent sollicitées sur ce type de récolte.

La diversité des assolements qui s’accroît va induire aussi de nouvelles questions dans les prochains achats, notamment au niveau des barres de coupe qui devront être plus polyvalentes, surtout sur la capacité à suivre de terrain (coupe flex). 

 

3 acteurs se partagent les ventes

 

En neuf, comme en occasion, Claas est l’acteur numéro 1 sur ce marché. Légèrement plus chères, mais sans réelles différences avec ses concurrents, elles sont considérées comme une valeur sûre. 

Cependant, ces trois dernières années New Holland a repris une part de marché importante dans les Cuma de Grand Est.

Il faut souligner que les gros projets collectifs ont recours à des modèles de fortes puissance, avec des budgets de plus de 300000 € et que, dans ce cas, la concurrence fait rage.

John Deere complète le trio de tête mais plus en retrait en nombre de ventes.

En résumé, la moisson en Cuma séduit les groupes ou la main d'œuvre d’été peut être présente et ou les exploitations regroupent des surfaces importantes.

 

Les petites structures partent progressivement vers des solutions prestataires, alors qu'à l'inverse on commence à voir apparaître des regroupements pouvant dépasser les 1000 à 1200 ha/an avec des chantiers organisés à 2 moissonneuses de fortes puissances.

Ces solutions doivent comporter une réelle réflexion sur la question des transports au champ et sur route. On peut ainsi voir apparaître des transbordeurs spécifiques pour rendre le plus efficace possible des chantiers ou le moindre arrêt n’est plus vraiment tolérable.

L’aspect risque de panne est aussi un élément qui va peser dans le recours à la “grosse” machine et la discussion sur le partage du risque par une banque d’humidité peut parfois être utile pour se rassurer.

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