Bâtiment et emploi : les idées viennent en échangeant

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Début mars, 3 cuma se sont retrouvées pour discuter bâtiment et emploi à Fayl-Billot en Haute-Marne, à la cuma du Fayl. Son Président Olivier Barbier a pu transmettre son expérience et celle de ses prédécesseurs, et ainsi lever certains freins tels que la prise de risque limitée par l’offre qui procure ou motive la demande, le rayon d’action, ou encore les difficultés à trouver un salarié de confiance.
Tout d’abord, le projet de la cuma de Fayl est pour le moins atypique. Le groupe, propriétaire de plusieurs bâtiments et d’un atelier, fonctionne en prolongement d’une société de mécanique créée suite à l’arrêt d’un concessionnaire et repris par les agriculteurs du secteur en 1990. De ce fait, la cuma n’embauche pas directement le salarié de l’atelier. Dans le détail, 80% de son temps est consacré à l’entretien des matériels des adhérents et de la cuma (l’heure est facturée 38€ aux adhérents). Le reste du temps est consacré à l’organisation du planning de la cuma (à chaque départ de machine, il y a 15min de temps facturé). Aujourd’hui, la cuma de Fayl compte 140 adhérents dans un rayon d’environ 35km. Elle propose essentiellement du matériel non automoteur avec des périodes d’utilisation de 3 jours maximum. La présence du mécanicien permet de faire revenir le matériel sur site après chaque utilisation pour une vérification et un entretien si nécessaire.
Parmi les groupes accueillis, la cuma des Brulis regroupe 6 adhérents à Eaux Puiseaux dans l’Aube. Après de nombreuses années de location de bâtiment de stockage, elle est en réflexion d’achat avec un réaménagement pour l’embauche d’un salarié. En effet, plusieurs adhérents sont à la recherche de main d’œuvre pour se consacrer à la diversification sur leurs exploitations respectives. Des besoins propres à chaque structure, que le groupe a réussi à identifier et remettre à jour pour arriver à une mutualisation réaliste de l’embauche. Un regroupement des besoins facilité par une mutualisation préexistante des matériels de production (du semis à la récolte, en intégrant la traction et la protection des cultures).
Par ailleurs, la cuma Saint Jacques de la Fosse-Corduan (Aube) participait aussi à cette rencontre. Un groupe également en réflexion sur l’embauche. La cuma connait actuellement une dynamique de renouveau grâce à de nouvelles pratiques, et doit faire face à un manque de main d’œuvre. L’objectif : une structuration via un système de chantiers avec chauffeurs. Un moyen au passage de regrouper les matériels, logés aujourd’hui chez les uns et les autres.
Enfin, le troisième groupe venait de Meurthe-et-Moselle : la cuma de Maizières-les-Vic. Elle regroupe 35 adhérents et propose déjà des travaux en chantier complet par le biais de la conduite par certains des adhérents. Si elle loue actuellement un bâtiment, elle réfléchit de plus en plus à l’investissement immobilier et à l’embauche d’un salarié pour proposer de nouveaux services à ses adhérents. Pour la cuma, bâtiment et embauche représentent des leviers pour optimiser toujours plus leurs charges de mécanisation.


Aude Meunier
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